Chargement...
 
Participez à notre questionnaire:

Issy-les-Mlx

Un billet en forme de témoignage sur l'état du PS et le déroulement de ses états-généraux.

Le PS a lancé, l'été dernier, ses états généraux pour redéfinir sa carte d'identité. Cet inventaire était nécessaire parce que l'épreuve du pouvoir est plus compliquée que prévue, parce que la dette laissée par nos prédécesseurs est plus conséquente qu'annoncée et que la dislocation des liens sociaux ne se ralentit pas.

Les socialistes isséens regrettent que les instances nationales aient renoncé à un congrès statutaire qui aurait permis d'avancer, de clarifier des positions et surtout de formuler des propositions pour engager la deuxième phase du quinquennat et amorcer la construction d'un projet pour 2017. C'était le sens de la réforme des statuts votée lors du précédent congrès. Comme partout ailleurs, nous ressentons cette "impression de nous faire voler le parti par en haut". Militer dans un parti repose sur le bénévolat, l'engagement personnel, sur son temps libre et de payer un écot pour adhérer. Je crois - et c'est la preuve d'une grande maturité de nos militants - que le temps des partis godillots, des bénis oui-oui et des suivistes silencieux est révolu. Pour faire gagner François Hollande, pour faire gagner la gauche, nous avons mouillé la chemise en travaillant au projet, en frappant aux portes de nos concitoyens (plus de 5.700 à Issy-les-Moulineaux, entre 2011 et 2012).

Je ressens dans nos réunions une forme de désespoir qui peut soulever des montagnes. Ce désespoir est lié à cette impression de quinquennat gâché par des actes qui ne sont pas en conformité avec ce que l'on a proposé à nos concitoyens. Le gouvernement devrait s'inquiéter du taux de retours de la vente par correspondance sur internet et il comprendrait alors l'exigence des consommateurs qui restent avant tout des citoyens.

Nous faisons ce même constat : atteindre les 3% de déficit n'est pas un horizon politique. C'est un horizon de gestion, c'est une exigence que nous pouvons poser comme un préalable pour qualifier des candidats ou faire émerger des hommes et des femmes d'Etat. Mais la politique nécessite un supplément d'âme, une vision, une stratégie pour embarquer la société française dans un mouvement et lui donner un horizon, une ligne directrice fondée sur le progrès, l'émancipation et un idéal. Cet idéal, ce chiffre des 3% ne le crée pas. Si cette vision avait été présente, jamais l'odieuse Manif pour tous aurait pu trouver le terreau politique pour proliférer. Elle s'engouffre dans un vide, dans un espace d'incertitudes sur nos valeurs et le cap. Et de ce point de vue, même si elle est une épine dans le pied de la droite, la Manif pour tous est bien la résultante de nos impensés sur la civilisation, sur l'orientation de notre société et ses linéaments qui relient les citoyens entre eux dans une communauté de valeurs et de destin. Il n'est pas trop tard...

Malgré ce doute sur l'utilité et la pertinence des états généraux, les socialistes isséens ont travaillé pour les états généraux. Une dizaine de contributions collectives vont être transmises à nos instances.

Et nous avons pris un risque, celui de l'ouverture, de la perméabilité à la société civile. Nous ne le regrettons pas, malgré les quelques critiques qui ont pu nous être adressées... Nous avons besoin de nous confronter au réel, de recevoir des chocs de la part de nos concitoyens, de les écouter, de les entendre et de susciter leurs réflexions pour alimenter la nôtre. Nous avons besoin de cette richesse que chacun porte en lui et peut nous permette de dépasser nos différences.

Restent des questions en suspens que les états-généraux ne règlent pas. L'épreuve du pouvoir est cruelle pour les partis, dans la Vème République... Alors, nous avons pris la décision de continuer ces débats et d'aller au-delà, lors de notre assemblée générale de novembre. Ces questions les voici : à quoi sert un parti politique aujourd'hui? Faut-il dépasser le cadre du Parti socialiste et créer un rassemblement social-démocrate? Quels doivent être nos outils de militantisme de demain? Comment dépasser cette contradiction entre l'affirmation d'un projet porté par le Parti et son effacement par le candidat à la présidentielle, puis le gouvernement? Quelle est la force réelle que conserve le politique?

Nous sommes persuadés, dans la crise de confiance que traverse la politique en France, que nous ne pourrons réussir qu'en nous ouvrant et en acceptant le débat avec les citoyens. C'est pourquoi ces débats seront libres d'accès. 

Imprimer

Plus de 12 millions d’enfants ont fait leur rentrée cette semaine en France.
Dans notre ville, pour beaucoup d'élèves des nouveaux quartiers du Fort et des Bords de Seine, il s'agit des premiers jours de cours à Issy-les-Moulinaux.
Quelle surprise pour les parents, pour les écoliers, collégiens et lycéens de découvrir que nos équipements sont trop petits et pas adaptés aux besoin d'une ville qui évolue.


Interview de Thomas PUIJALON, secrétaire de la section PS d'Issy, suite au rendu des "conversations citoyennes" à Issy, le lundi 24 juin 2013.

Thomas PUIJALON, vous étiez hier soir au retour d'expérience des "conversations citoyennes" lancées par la municipalité, est-ce un bon exercice?
TP : "Tout d'abord, je tiens à remercier les isséens et les isséennes qui ont pris le temps de répondre au questionnaire. C'est une bonne chose que les citoyens manifestent de l'intérêt pour la chose publique et veuillent prendre en main le futur de leur commune.
On aurait pu aller plus loin! Les "conversations", c'est bien; la "concertation", c'est mieux. Une conversation, c'est juste un échange. Cela n'a pas la même portée qu'un débat, une consultation ou une concertation. La ville s'engage. Mais à quoi, au juste? L'équipe sortante pourra dire "on a mis en place de la démocratie dans la ville".
Donc, je me félicite qu'après un règne plus long que Louis XIV, comme le maire aime à dire de lui-même, la droite locale s'ouvre enfin à la démocratie. Quand j'étais jeune, dans les années 1980, ils avaient déjà tenté ce genre d'opération avec un grand référendum sur le sens de la circulation routière au niveau de  la voirie principale. Les citoyens avaient répondu NON à la proposition du Maire qui l'a quand même mise en oeuvre. Est-on toujours dans le même registre? J'ai l'impression à voir la précipitation que le Maire et son adjoint à l'urbanisme mettent à vouloir tout de suite confier une mission à la Caisse des Dépôts pour aménager le terrain d'Orange Lab que beaucoup de choses sont déjà plus avancées que ne le laisse croire l'intitulé des "conversations".  L'Egypte avait ses pyramides, Issy doit avoir ses tours!"

Que retenez-vous de l'enquête?
TP : "Je retiens d'abord l'envie des isséens et des isséennes de profiter de leur ville. Pour la première fois, s'exprime publiquement un clivage au sein de la population entre ceux qui veulent continuer à construire des tours, aménager à coup de grandes opérations et ceux qui veulent prendre du temps, veulent penser la ville avant tout comme un territoire au service de sa population et non l'inverse."

Vous faites partie de quel camp?
TP : "Par principe, je ne suis pas opposé aux tours ni à la densification. Là, nous sommes arrivés à un point de quasi embolie de la ville. Tous les matins, des isséens mettent jusqu'à 50 minutes pour traverser la ville en voiture. Nous avons un réseau de transports en commun très dense, très utilisé, voire saturé à certaines heures. Les nouveaux habitants du Fort que nous avons rencontrés nous disent la difficulté à rejoindre le métro en bus. Ils nous ont aussi fait part de l'absencede travail amont sur la desserte en transports en commun.
Je crois qu'il faut écouter aujourd'hui ceux qui veulent aussi profiter de la ville. J'ai grandi à Issy. Depuis 20 ans, cette ville est un chantier permanent. Nous allons devoir affronter collectivement les nuisances occasionnées par ce très beau projet du Grand Paris Express autour de la Place Léon Blum et de la Gare de Clamart. Ce chantier de 6 ans aura un impact sur la circulation et la vie quotidienne de nos concitoyens. La ville peut-elle absorber, dans le même temps, le choc des salariés des trois tours du Pont d'Issy (entre 7 000 et 10.000), le balardgone, la requalification de la sortie de ville rue Guynemer et un énorme chantier en centre ville pour bâtir ce qui remplacera le CNET? La question doit être posée en ces termes aux isséens lors des prochaines élections municipales.

Vous seriez donc un "furieux conservateur", comme le dit l'urbaniste Roland Castro?
TP : "C'est ce qui ressort de l'échange avec Roland Castro après les conversations citoyennes. Je l'ai d'abord remercié de reconnaître qu'après trente-trois ans de gestion de l'équipe sortante et d'aménagement par ZAC successives, Issy n'avait pas de centre ville et qu'il fallait tout reprendre. Dans le fond, il nous donne raison! Et c'est plutôt drôle à entendre.
Passé ce trait d'esprit, je pense que certains éléments sont à prendre et d'autres à laisser dans les propositions de Roland Castro. Les urbanistes sont les spécialistes pour inventer des nouveaux modes de vie. Après ils nous en laissent l'héritage pendant cinquante ans. Les cités du 93 en sont la preuve vivante!
La ville est déjà très intégrée au Grand Paris. La meilleure preuve est que pour 65 000 habitants, elle compte 70 000 emplois. Ce qui fait pour nos 4,4km², une densité de 30 680 usagers au km²! Nous attirons bien au-delà de notre périmètre.
Il est donc temps de penser Issy pour les isséens et les isséennes. Roland Castro fait d'Issy un axe de passage dans le Grand Paris. Il oublie d'ailleurs toutes les circulations venant de Clamart et du Sud dans ses beaux graphiques. Mais ce que nous disent les isséens, c'est ce besoin de commerce de proximité, de verdure, de culture partagée par tous, de lieux d'échange, de respiration et de calme.
Il faut faire attention au rythme des constructions et des aménagements.

Que voulez-vous faire alors?
TP : "il y a quelques mois, le Maire disait vouloir rendre Issy aux isséens. C'était le slogan de Jean Glavany en 1983! C'est dire si les socialistes ont eu le temps de se préparer et sont les plus à même de donner ce supplément d'âme à notre ville pour la faire vivre.
Nous sommes travaillons notre projet. Nous sommes dans l'écoute; viendra le temps des propositions.  A l'audace, nous préférons l'ambition. Aux conversations, nous préférons la concertation. Et s'il faut prendre du temps pour faire aboutir des projets, prenons-le! Chacun mérite d'être entendu.
Je défends une conception simple de l'action publique : une équipe municipale est là pour favoriser les liens entre les habitants, pour leur faciliter la vie et non l'inverse. Une réflexion de Roland Castro, hier, dans l'échange que j'ai eu avec lui me fait vivement réagir. Il me disait en substance qu'il fallait continuer le chantier permanent et ajouta : "une ville, ça doit mal circuler. ça doit être le bouchon permanent pour que ça vive". C'est pour moi le signe d'une forme de délire évanescent qui n'est plus en prise avec la réalité de nos concitoyens. Je connais la difficulté des isséens et de ceux qui viennent travailler à Issy pour se déplacer dans notre ville. Je la partage tous les jours.
Donc, je prends le risque du contre pied total. Au 21ème siècle, un bon maire sera celui qui sait faire gagner 10 à 15 minutes à ses concitoyens matin et soir! Vous vous rendez compte de tout ce que l'on peut faire en plus dans une semaine quand chacun peut gagner 1h40 par semaine au minimum, et donc plus de 4h par mois! C'est du temps pour lire, pour flâner dans les commerces, s'occuper des enfants ou même ne rien faire!

Imprimer

Mardi 4 juin 2013, de 20h à 22h30

Thomas THEVENOUD, député de Saône-et-Loire, sur le thème : "le matraquage fiscal".

Nous évoquerons aussi le texte du PS sur l'Europe, au cours de cette réunion.

Nous avons réservé la toute nouvelle salle du Bar Le Maryland 267 avenue Jean Jacques Rousseau 92130 Issy Les Moulineaux. http://www.linternaute.com/restaurant/carte_restaurant/121034/le-maryland.html

Tramway T2 arrêt Les Moulineaux.

 

http://www.thomasthevenoud.fr/
http://www.assemblee-nationale.fr/14/tribun/fiches_id/608672.asp
 

Imprimer

Communiqué de Presse

Des collégiens et lycéens d'Issy-les-Moulineaux, Délégués de classe, médiateurs et membres du Conseil de la Vie Lycéenne, ont été conviés le 28 Mai 2013 à une réunion présidée par André Santini Maire d'Issy-les-Moulineaux et par le Directeur Académique des Services de l'Education Nationale.

En dehors du fait que c'est une première pour M. Santini que d'organiser ce genre de réunion, il s’avère que cette réunion a eu pour objet de faire la promotion des réalisations passées de la municipalité et de communiquer sur la campagne pour la municipale 2014 d'Issy-les-Moulineaux.

M Santini aurait convoqué des élèves et lycéens d’Issy uniquement afin de mettre en valeur l'histoire de la ville sous sa mandature, et de les inviter à s'engager pour ceux qui le pourraient sur sa liste ou sa campagne.

Le Parti socialiste d'issy-les-Moulineaux, préoccupé par l'utilisation politicienne et partisane des moyens de la Mairie auprès des instances représentative de nos enfants, demande à ce qu'une enquête soit diligentéee dans les plus brefs délais.

Thomas Puijalon, secrétaire de section a écrit au Ministre Vincent Peillon, au Préfet et au DASEN pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il déclare : « Les élèves étaient fiers d’être invités à une réunion concernant la citoyenneté, en présence du Maire. Ils nous ont dit que « cette réunion n’était qu’une vaste manipulation », visant à les utiliser comme agents de propagande auprès de leurs parents pour les prochaines municipales. Je rappelle que ces enfants sont pour la plupart mineurs et qu’ils sont venus sur leur temps scolaire au lieu d’aller en cours. Ces agissements sont inqualifiables et indignes ».

Il ajoute : « Monsieur Santini ne cesse d’utiliser les moyens de la Mairie dans des opérations de communication à des fins purement électorales. Ses conversations citoyennes en sont le plus flagrant exemple. Il est trop fin connaisseur du droit électoral pour ignorer qu’un an avant les élections ce type d’actions est interdit. Monsieur Santini ne sera pas candidat à sa propre succession. Déjà frappé d’inéligibilité en première instance, non candidat, Monsieur Santini peut se permettre de franchir toutes les lignes. Nous en appelons aux autorités de l’Etat pour remettre de l’ordre et du droit dans notre commune. »

Imprimer

Page: 1/53Avance rapideDernier Page
123753


octobre 2014
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
29 30 01 02 03 04 05
06 07 08 09 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31 01 02